LAMPE TRADITIONNELLE HÉBRAÏQUE

À l'époque de Jésus, on trouvait des lampes comme celle que l'on aperçoit ci-contre et qui permettaient d'assurer l'éclairage à l'intérieur de la maison la nuit venue. Celle que l'on aperçoit ici est petite et pouvait être facilement transportée d'une pièce à l'autre. D'autres, plus grosses et élaborées étaient suspendues afin d'éclairer la pièce.

Elles sont réalisées en céramique et sont munies d'un réservoir de forme ronde ou ovale qu'on remplit d'huile. L'extrémité qui se termine en pointe est munie d'un trou dans lequel on insère une mèche qu'on allume.

Bien sûr, au fil des ans et des siècles, nos églises en sont venues à être éclairées par des cierges puis par des lampes au gaz jusqu'à l'avènement de l'électricité. Aujourd'hui, les cierges, lampes et lampions jouent un rôle bien différent. Du rôle utilitaire de jadis, les cierges, lampes et lampions tiennent aujourd'hui un rôle symbolique, chargé de sens et de richesse.


CIERGE PASCAL

Sans vouloir parler de « hiérarchie », on pourrait cependant reconnaître que le cierge Pascal est le premier luminaire en importance dans la liturgie. C'est le premier luminaire qu'on allume à l'occasion de la Veillée Pascale dans le cadre de la liturgie de la lumière. À cette occasion, l'Église toute entière est plongée dans la noirceur. Le Christ Jésus a été crucifié la veille et la noirceur marque la descente de Jésus au séjour des morts. En allumant le cierge pascal, l'Église marque la résurrection du Seigneur.

Par la suite, le cierge Pascal est allumé et mis en valeur pour toute la durée du Temps Pascal. Sa lumière marque bien la résurrection du Christ Jésus et c'est pourquoi, après le Temps Pascal, il sera allumé à l'occasion des mariages, funérailles, baptêmes, premières communions et confirmations.

La taille du cierge Pascal est certes impressionnante puisqu'il mesure 1 mètre de hauteur. Le cierge est habituellement orné d'une croix et du symbole de l'Alpha et de l'Oméga, symbole du sens éternel de Dieu.


LAMPE DU SANCTUAIRE

Dans un deuxième ordre vient la lampe du Sanctuaire. Elle se trouve à proximité du tabernacle. Il s'agit d'un cierge de couleur rouge qui, par sa lumière, marque la présence du Seigneur dans les saintes espèces consacrées conservées dans le tabernacle.

Ici, à la paroisse, deux lampes du Sanctuaires sont disposées de part et d'autre du tabernacle. Dans certaines églises, notamment dans les basiliques et cathédrales, la lampe du Sanctuaire peut être suspendue à l'avant ou au centre du chœur.


CIERGES DOMINICAUX

Nous remercions la paroisse Marie-Reine-des-Cœurs de Montréal pour cette photo des cierges dominicaux. Comme leur nom l'indique, ces cierges sont allumés à l'occasion des messes dominicales. Par leur lumière, ils indiquent aux fidèles le caractère solennel de la célébration.

Ils sont habituellement au nombre de 4 ou 6 et sont disposés de part et d'autre du maître autel et ils sont disposés sur des bases élevées et souvent ornées de bois sculpté, notamment dans les églises plus anciennes. Dans les églises plus anciennes, les cierges dominicaux sont souvent intégrés au retable qui se trouve derrière le maître-autel. Dans ce cas, ils sont disposés de part et d'autre du tabernacle.


CIERGES D'AUTEL

À l'occasion des messes qu'on célèbre sur semaine, on dispose un ou deux cierges sur le maître-autel.

Par leur lumière, ils soulignent, bien sûr, le caractère sacré de la messe mais aussi la présence du Christ Jésus dans le pain et le vin qui seront consacrés sur le maître-autel durant la liturgie de l'Eucharistie.

 


LAMPIONS

Dans les églises, on trouve des présentoirs situés dans la nef sur lesquels sont disposés de plus grands cierges et de petits lampions que les fidèles peuvent venir allumer. Les présentoirs peuvent être disposés à proximité de la statue du saint patron de la paroisse.

La lumière du cierge ou du lampion constitue la prolongation de la prière des fidèles : « Seigneur, je souhaiterais pouvoir demeurer plus longtemps en prière devant Toi. Aussi, que ce cierge que j'allume soit la prolongation de ma prière, de mon action de grâce. Que cette lumière te rappelle mon désir de t'appartenir encore davantage. »